Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 16:38
De mademoiselle Pauline Prodhome


EPIX Studio a choisi de miser sur l’avenir en produisant le film de Lazhar GATT.

Coup de cœur ou  réflexion aboutie ?

Les deux !

 

Comme nous l’a appris Robert Rodriguez, dans le Making Off de « Desperado », faire un bon, film, c’est comme faire un bon plat. Il y a une recette à respecter, des ingrédients à mélanger, une alchimie à créer pour libérer tout l’arôme. « Parkour Sous Influence » est digne d’un mets de chef, une tarte aux figues meringuée… que dis-je, d’un millefeuille de roses au caramel salé !

 

 

Tous les produits sont mûrs et bien frais. Il s’agit du premier film de Lazhar GATT. Forts de leurs expériences, les deux entités se retrouvent ici pour un premier projet plein d’espoir. C’est l’opportunité idéale pour développer toute la puissance créative et miser sur la passion de chacun. Leur envie commune de réussir les pousse à atteindre leurs ambitions respectives. Faire de « Parkour Sous Influence » un film  poignant pour tous.

 

 

Pour commencer, il est important de bien choisir la pâte : un scénario solide. Celui de « Parkour Sous Influence » est intelligemment monté, sans fioriture ni superflu. Ce qui nous a particulièrement touché, c’est son aspect profondément humain. C’est émouvant de voir et de vivre cette lutte perpétuelle des protagonistes pour fuir leurs destinées. L’enchevêtrement de ces parcours individuels crée une synergie de groupe captivante et réaliste, plongeant chaque spectateur dans l’analyse de sa destinée propre.

 

 

Etirer la pâte pour la rendre souple et craquante. Nous avons la chance de développer un scénario entre deux continents. La double appartenance du réalisateur permet de puiser des influences culturelles multiples, et d’asseoir son jugement sur une expérience vécue. Donner les moyens à un amoureux de l’Algérie de tourner dans son pays d’origine pour le sortir de ses apparences, est une mission qu’EPIX est fière de mener. Ce sera l’occasion d’ouvrir une piste encore trop peu inexplorée sur la compréhension de la société actuelle algérienne. En filigrane nous espérons également amorcer par ce film une action visant à sortir le pays des  « clichés » qui le briment. 

 

 

Pour faire cent grammes de garniture, il faut compter 40 grammes d’esthétique visuelle. La qualité du parcours photographique de Lazhar GATT, comme photojournaliste puis photographe de mode, a directement reporté l’admiration de la production. Pour renforcer l’impact de l’image, le réalisateur a choisi d’inclure dans son film des images tournées directement avec le nouveau système Canon. Cette méthode fût testée, avec succès pour le tournage de Slumdog Millionnaire (Dany BOYLE). Le Canon EOS-5D Mark II permet effectivement de capturer des vidéos au format full HD digne d’une caméra professionnelle, en y associant la sensibilité, le caractère et la profondeur de champ des objectifs photographiques.

 

 

Ajouter 60 grammes de mélodies sonores, et vous parviendrez à maîtriser le panel des émotions humaines. Ce travail, confié à TANA BARBIER, promet d’être étonnant et diversifié. Il s’agit, une fois encore, de mixer les rythmes traditionnels algériens, avec des musiques plus actuelles,  pour parvenir à un patchwork mélodieux. C’est par ce mélange des cultures, que le scénario prendra toute son essence.

 

 

Mixer le tout avec des comédiens passionnés dévoile la saveur des ingrédients. Trois types d’acteurs seront déployés sur le tournage. L’équipe « Urban Action », représentée par Walid BENYAHIA et Anouar BENGHANEM, experte en Parkour, mettra en œuvre son savoir-faire, par le biais de cascades  étonnantes dans les rues d’Alger. D’autres comédiens ensuite, sont perçus comme des piliers autour desquels le tournage pourra se surpasser. Bouchra AKBI, notamment, est très appréciée du public algérien, par le biais de la série télévisée « Djemai family ». Sofia NOUCAER, qui a reçu le prix du meilleur second rôle au 19° FESPACO marque aussi par son talent d’interprétation. Les autres personnages enfin, seront joués par des comédiens non-professionnels, pour garder une réelle authenticité dans le projet. Ils seront entraînés en suivant la méthode utilisée sur le tournage de « La Cité de Dieu » (Fernando MEIRELLES).

 

 

Pour être sûr que le mélange prenne, il faut laisser mijoter quelques tournages. Un certain nombre de courts métrages et de projets communs ont d’ores et déjà préparé les équipes à ce travail en groupe, au point de créer une véritable synergie humaine où toutes les personnes impliquées, du comédien au technicien, Algérien ou non, se retrouvent propulsées dans un projet quasiment « organique ». Chaque entité est essentielle et donne son maximum. Par sa rigueur et sa patience, Lazhar GATT parvient à rassembler une communauté de volontés autour de lui, à laquelle EPIX Studio est heureuse de collaborer. Pour un projet de cette envergure,  on ne peut plus réellement parler d’un « travail », mais plutôt de la concrétisation de passions communes.

 

 

Après cuisson, le film promet d’être un régal, et pourquoi pas de remporter quelques étoiles. Cette fois-ci, ce ne sera pas dans le guide Michelin que la recette originale souhaite apparaître, mais dans quelques festivals internationaux. EPIX Studio, fera en sorte que ces festivals servent de plate-forme pour montrer ce film à un public varié, le plus large possible.



Par ParkourSousInfluence - Publié dans : 1. DEVELOPPEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus