Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 07:59

Le risque avec un film qui tourne autour d’un sport est de faire un film sur le sport. Un écueil à éviter à tout prix !  Ici, le « parkour » est perçu comme un « prisme » à travers lequel on découvre la société algérienne actuelle.

 

Pendant toute la durée du film, la question est de savoir s’il s’agit est d’un drame ou d’une tragédie. Dans le premier cas, les protagonistes surmonteront les obstacles pour atteindre leurs objectifs malgré les difficultés. La tragédie est présente tour le long du film, puisque les antagonistes ne parviendront pas à changer le cours de leur vie. Il s’agit là encore d’une vision réaliste sur les fléaux sociaux. La toxicomanie, est très souvent fatale aux personnes et leur entourage.

 

Dans la trame de l’action, d’ailleurs, la psychologie des personnages est au cœur du sujet. Les destins se mêlent, est restent liés quoi qu’il arrive. C’est une comédie humaine qui se déroule sur scène, au cœur des rivalités familiales et sociales. Le spectateur se retrouve plongé dans une réalité à laquelle il pourrait appartenir. Il s’identifie aux héros, choisit son camp, et attend le dénouement, au même titre que les personnages du film.

 

Dans ce même souci de proximité, seul les personnages principaux sont joués par des comédiens de métier. Les autres participants ne seront pas professionnels, mais formés sur le terrain, quelques semaines avant le tournage. La méthode utilisée sera la même que celle qui a été opérée avec les habitants  des favelas pour le tournage de La Cité De Dieu.

 

Pour une totale implication du spectateur dans le scénario, Parkour Sous Influence enfin, est traité avec le souci constant du réalisme. Le film est une fiction, mais il pointe le doigt sur un phénomène de société bien réel. L’atmosphère générale respecte ce critère, afin que le spectateur se trouve totalement plongé dans un quotidien, qui pourrait être sien.

 

Ce choix s’illustre par les méthodes de tournage. Les studios et décors artificiels sont  volontairement exclus, pour privilégier les lieux authentiques, après un repérage minutieux. Malgré certaines contraintes techniques évidentes, réclamant l’ajout de lumières, l’ambiance naturelle de l’endroit sera préservée au maximum. Les intérieurs se feront dans de vrais appartements, salles de sport locales… L’intégrité scénique l’emporte sur les fioritures artistiques, et les cascades sont bien réelles.

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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 07:58

La jeunesse algérienne, représente les deux tiers de la population de l’Algérie. A l’instar de nombreux pays, elle est victime d’une crise identitaire forte. Moins d’un demi-siècle après son indépendance, la population se trouve tiraillée entre des modèles contradictoires : L’héritage culturel algérien est fondé sur le socle de la famille, la morale et la religion. A cet héritage séculaire, s’ajoute aujourd’hui l’influence occidentale,  avec pour fondamentaux, l’argent et la réussite personnelle.

 

fuir cette réalité, deux options existent et se combattent. La méthode constructive : le sport et l’option plus vicieuse et destructrice : la drogue. C’est cette dualité qui crée la colonne vertébrale du film Parkour Sous Influence. 

                  

Pays voisin du Maroc, qui produit prés de la moitié de la production mondiale de cannabis, l’Algérie est tout naturellement en proie au trafic de drogue. De pays de transit, elle est devenue un lieu où la consommation augmente. Bien que les proportions soient sans commune mesure avec les chiffres des autres pays plus industrialisés, le phénomène est alarmant. La précarité et le chômage ne suffisent pas à expliquer la consommation de drogues en Algérie puisque cette consommation atteint même les couches des milieux favorisés. Il s’agit d’un phénomène de société bien réel, source de troubles profonds.

 

Le sport en revanche, met en exergue des valeurs de partage et d’accomplissement personnel dans l’effort. Le « parkour », en particulier, est une pratique sportive consistant à transformer des éléments du décor du milieu urbain en obstacles à franchir par des sauts, des escalades. C’est un sport qui ne demande aucun matériel particulier. Démocratique et populaire par excellence, il permet aux jeunes de se regrouper dans un cadre sein. C’est pour sa haute valeur symbolique que ce sport est appréhendé ici. Ce sport urbain surtout, permet de se réapproprier l’environnement de la ville, de ne pas suivre les chemins tracés et de ne plus considérer les obstacles comme un blocage mais comme un moyen de se surpasser. 

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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 12:18

Alger, de nos jours…

 

Nassim, jeune passionné d’acrobaties urbaines, rêve d’ouvrir une salle d’entraînement dédiée à ce sport pour recruter de nouveaux membres et faire connaître cette pratique sportive contemporaine. Pour cela, il essaie de réunir tant bien que mal l’argent nécessaire afin de louer un espace qu’il a repéré, malgré son maigre salaire de vendeur dans un magasin de sport.  Il vit avec sa soeur cadette, Rayane, et sa mère. Rayane travaille dans un hôpital la nuit depuis la mort du père dans un accident.

 

Le « parkour » apparaît pour Nassim comme une bouffée d’oxygène, une échappatoire et un exutoire. Il n’est pas rare qu’il sorte courir, sauter, grimper pour fuir la dure réalité des choses.

 

Anouar, est un adolescent de 14 ans. Il vit avec son grand frère, Sofiane, sa grande soeur Djazia, et leur père diabétique.

Anouar est un garçon rêveur attiré par le sport en général. Il a comme idoles les stars du football comme Zidane, Beckham et Ronaldo.

Fréquemment, il s’arrête devant les vitrines des magasins de sport pour regarder les maillots et les chaussures où il se projette dans une réalité qui n’est pas la sienne.

C’est à force de s’arrêter devant la même vitrine où travaille Nassim que ce dernier le remarquera et l’invitera à une séance d’entraînement de « parkour » urbain.

Sofiane, le grand frère d’Anouar, est connu comme étant le dealer de cannabis local. Il est réputé violent et mégalomane. Il se prend facilement pour Scarface.

Les absences répétées de son frère l’agacent sérieusement. Lorsqu’il découvre que celui-ci s’entraîne avec l’équipe de Nassim, une haine vis-à-vis de ce dernier s’installe.

Anouar craint Sofiane et n’ose pas refuser les petites missions du « business » données par celui-ci.

 

C’est sa sœur, Djazia, qui essaiera d’empêcher son petit frère de suivre les pas du plus grand, provoquant des disputes de plus en plus violentes avec Sofiane.

Elle décide de dénoncer Sofiane à la police pour empêcher Anouar de reproduire le « schéma » de  son frère. Sofiane sera arrêté lors d’une opération de gendarmerie et incarcéré.

 

Djazia et Nassim se sont plus dès leur première rencontre. A tel point, qu’après plusieurs rencontres, Nassim demande la main de Djazia, qui accepte. L’entrevue entre les parents est suivie du mariage religieux.

Peu de temps après la cérémonie, le Père de Djazia et Anouar décède.

Quatre mois plus tard, Djazia et Nassim vivent ensemble dans l’appartement familial. Anouar est un expert en parkour urbain…et Sofiane sort de prison.

 

L’affrontement est inévitable, et l’issue incertaine…
Par Parkour Sous Influence - Publié dans : 1. DEVELOPPEMENT
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